Le burnout se définit comme un épuisement physique, moral et émotionnel. Alors que pour certains, il s’agit d’un effet de mode ou d’une maladie de notre civilisation, d’autres lancent une alerte et crient au risque d’épidémie de burnout. Les experts s’accordent toutefois sur un point: le burnout n’est pas une fatalité et pourrait être facilement empêché.

Les médecins ne considèrent pas le burnout comme une maladie mais comme un facteur pouvant engendrer des maladies comme la dépression. Un fait est que le nombre d’actifs qui tombe malade des suites d’un burnout ne cesse de croître. La plupart d’entre eux a du mal à s’avouer en difficulté et requiert bien trop tard l’aide d’un spécialiste.

Organisé par le réseau suisse d’experts sur le burnout, le symposium «Burnout: Gesund bleiben und gesund werden» – que l’on pourrait traduire par Burnout: rester et devenir en forme en période d’agitation – s’est tenu à Berne le 8 novembre dernier en présence de spécialistes reconnus qui y ont abordé les questions de la réintégration au poste de travail, de la prévention et se sont penchés sur des thèmes fondamentaux de politique sociale et économique.

Les experts réunis à ce symposium ont passé en revue les différents types d’individu potentiellement à risque, personnes en bonne santé et en mauvaise santé confondues. Ainsi, la responsabilité des organisations et des entreprises a également été mise en lumière. Les experts demandent que les employeurs se penchent davantage sur la prévention dans le but d’éviter autant que possible nombre de maladies de leurs collaborateurs.

D’après des études récentes, les traitements médicaux et thérapeutiques diminuent certes les symptômes mais ne parviennent pas à favoriser la capacité de travail et à empêcher les absences de longue durée des personnes atteintes. Les médecins de premiers secours jouent à cet égard un rôle essentiel dans la réinsertion au travail de leurs patients. La maladie doit porter atteinte le moins possible au rythme de travail et de vie habituel. Un autre élément essentiel dans le traitement consiste à créer un équilibre entre les ressources dont dispose la victime de burnout et les exigences liées à son poste de travail, et à les recréer successivement.

«Associer des traitements thérapeutiques à une réinsertion professionnelle progressive s’avère le principal facteur de réussite, comme le confirment plusieurs études récentes», souligne Beate Schulze dans son exposé «Facteurs de réussite dans la réinsertion professionnelle» (seulement en allemand). Beate Schulze conclut par la phrase suivante: «Réussir dans ce contexte signifie concrètement que le taux de retour au travail a augmenté significativement et que les baisses de productivité et les frais compensatoires de l’employeur ont pu être endigués.»

«Il est intéressant de noter que, même lors de l’atelier «Facteurs de réussite dans la collaboration interinstitutionnelle pour la prévention et la réinsertion après un burnout?» (seulement en allemand), la réintégration progressive a été choisie comme principale mesure sur les dix proposées pour tenter de reprendre le travail en complément des indemnités journalières», explique Erich Scheibli, responsable de l’atelier et Care Management de SWICA.

De nombreux assureurs d’indemnité journalière, parmi lesquels SWICA, recourent aux Care Managers comme lien entre les victimes de burnout, les soignants et les employeurs dans le processus de réintégration. Il s’avère utile de soutenir les personnes concernées lors d’un entretien en présence de l’employeur et d’y aborder le retour progressif au travail et les aménagements nécessaires du poste du travail.

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