Une incapacité de travail prolongée pose de gros problèmes, en particulier aux petites entreprises de restauration. Grâce au soutien du Care Management, il est souvent possible de trouver une solution, même dans des situations qui semblent sans issue.

Personne ne s’attend à souffrir d’une grave maladie qui entraîne une longue absence du travail. D. F., cuisinier, fut complètement pris de court lorsque son médecin lui diagnostiqua un cancer. Du jour au lendemain, des séances de chimiothérapie et de radiothérapie remplacèrent la planification des menus et le stress en cuisine.

Après trois mois, cet homme de 49 ans avait le pire derrière lui, mais se sentait encore si faible qu’un retour au travail semblait inconcevable. Après deux mois de réadaptation supplémentaire, ses médecins l’autorisèrent à reprendre peu à peu son activité professionnelle. Mais comment le seul cuisinier pourrait-il travailler à temps partiel dans une petite entreprise où la charge de travail est très importante à l’heure?

Secteur de la gastronomie face à des défis spécifiques

«Dans la restauration, la répartition inégale du volume de travail en cours de journée rend difficile la réinsertion des personnes ayant subi un accident ou une maladie», témoigne Lars Stiffler, responsable de service Care Management Entreprises chez SWICA à Zurich. «Pendant les heures de pointe, la performance doit être au rendez-vous. Après une maladie ou un accident, c’est difficile.»

Il ajoute que, comme dans le cas de D. F., les petites entreprises de restauration ne sont souvent pas en mesure de proposer un autre poste en interne à la personne concernée. Dans les grandes chaînes, il est souvent plus aisé de trouver une alternative lorsque le travail s’avère impossible pour des raisons physiques ou psychiques.

Le propriétaire du restaurant se demandait lui aussi s’il pourrait à nouveau compter sur son chef de cuisine. Il appréciait beaucoup son travail et voulait à tout prix le garder, mais ne pouvait se permettre d’embaucher un cuisinier supplémentaire pour répartir la charge de travail.

Implication de toutes les parties concernées en vue d’une réadaptation

La dernière absence de longue durée pour cause de maladie remontait à plusieurs années. Une serveuse avait dû changer d’emploi en raison de maux de dos chroniques et avait obtenu un poste à la réception d’un hôtel, où elle n’avait pas trop de charges à porter et ne devait pas être aussi souvent debout. À l’époque, le Care Management de SWICA s’était chargé du dossier, c’est pourquoi le propriétaire avait recontacté l’assureur d’indemnités journalière maladie.

Après avoir discuté avec les médecins et l’assureur, la Care Manager put organiser un séjour de six semaines en clinique de réadaptation. D.F. put s’y reposer et reprendre des forces pour son retour en cuisine. Et l’engagement d’un auxiliaire lui permit d’avoir une aide au moment du service de midi.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.